DFG Baden-Baden
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21.03.2015

Le Malade imaginaire

Bericht: Christine Armansperg

Im Zuge der Jugendförderung beschloss der Vorstand der DFG Baden-Baden interessierten Oberstufenschülerinnen und -schülern das Angebot zu machen, das Molière Stück „Le Malade Imaginaire“ in Straßburg zu besuchen. Das Interesse war groß, und so begleiteten 16 Schüler der Klosterschule vom Hl. Grab den von Jeanne Moll so wunderbar organisierten Ausflug zum Théâtre National de Strasbourg.

Die Aufführung war witzig, kurzweilig und in bester Molière Manier so tiefsinnig und klug, dass man sie getrost auch heute noch als aktuell bezeichnen kann.

Der Mensch ist und bleibt eben ein eitles Wesen mit Schwächen und Einbildungen, die vom bestehenden Umfeld oft nur mit einem Höchstmaß an Toleranz, Humor und List ertragen werden kann. Daran hat sich auch mit Laufe der Jahrhunderte nichts geändert.

Die Tatsache, dass die französische Aufführung mit deutscher Übersetzung auf fortlaufenden Spruchbändern versehen war, hat viel zum sprachlichen Verständnis und damit zu manchem Aha-Erlebnis beigetragen. Die Schüler jedenfalls haben den Abend sehr genossen und gleichzeitig etwas für ihre Allgemeinbildung getan -

eine tolle Gelegenheit, denn Molière wird in der Schule nicht mehr gelesen. Seine Stücke stehen nicht mehr auf den Bildungsplänen!

Wie schön, dass die DFG mit einer gesponserten Busfahrt ihren Beitrag leisten konnte. Merci beaucoup.

 

Bericht: Jeanne Moll

Samedi 21 mars, un groupe de 20 adhérents du Cercle franco-allemand et 9  lycéens de la Klosterschule se sont rendus en autobus au TNS à Strasbourg. Nous avions depuis longtemps réservé des billets pour la représentation de la célèbre comédie de Molière, Le malade imaginaire..

Entre l’arrivée de l’autobus vers 17 heures, place de la République, et le début de la représentation, il restait assez de temps pour aller faire un petit tour juqu’à la cathédrale en passant par la place Broglie, où se tenait un marché aux arts,  et par les rues commerçantes du centre ville. On eut aussi le temps de manger un brin avant de se retrouver tous au théâtre.

La pièce que certains avaient lue ou vue autrefois ou qu’ils avaient relue récemment, en français et/ou en allemand, n’était pas inconnue car une introduction avait été donnée pendant le trajet en bus, ainsi que les grands traits de la vie de Molière ( 1622-1673).

Le sujet est simple: Argan, un père qui souffre de diverses maux plus ou moins imaginaires, et occupe ses journées à  prendre des médicaments et à se plaindre, veut marier sa fille Angélique à un médecin. Mais Angélique est amoureuse de Cléandre et ne veut pas épouser un homme qu’elle n’aime pas. Toinette, la servante d’Argan et de sa seconde épouse, Béline, est une jeune femme intelligente et rusée, qui soutient Angélique dans son désir de ne pas obéir à son père. Argan veut deshériter sa fille  pour léguer tous ses biens à sa seule femme, mais Toinette, soutenue par le frère d’Argan, imagine une mise en scène où il apparaît clairement que Béline joue à son mari la comédie de l’amour. Détrompé et malheureux, le malade finit par accepter qu’Angélique épouse Cléandre – à condition qu’il se fasse médecin, pour pouvoir le soigner! Il ne le deviendra pas, c’est Argan qui sera „fait“ médecin au cours d’une cérémonie  burlesque finale. Ce ballet de médecins déguisés en sorcières consacre la critique acerbe, par Molière, de l’obscurantisme des médecins de son époque ainsi que l’usage exagéré des médicaments.

Cette dernière pièce de Molière, jouée en 1673 est une comédie-ballet comme le roi Louis XIV les aimait. Michel Didym, le metteur en scène, a gardé les intermèdes musicaux qui ont quelque chose d’inattendu et de joyeux. Mais c’est surtout

une comédie de caractères où l’auteur plante des personnages comme il s’en trouve beaucoup dans ses autres comédies: le père autoritaire, voire tyrannique, mais aussi crédule et naïf par moments et qui prête à rire ; la servante rusée sachant flatter ses maïtres pour arriver à ses fins, l’épouse qui simule l’amour et ne pense qu’à hériter de son vieux mari ; la fille qui affirme son désir d’indépendance et annonce la  modernité ; les médecins, les notaires et les apothicaires avides de s’enrichir.

 La belle mise en scène de Michel Didym pour qui Le malade imaginaire rassemble tous les motifs de toutes les pièces de Molière est comme son testament.  D’ailleurs, le génial auteur, directeur de troupe et acteur qu’il était, est mort quelques heures après voir quitté la scène. Il était lui-même tuberculeux et dépressif, fatigué par les obligations à remplir mais avait continué de travailler jusqu’à épuisement.

Il nous faut souligner le jeu remarquable et jubilatoire de tous les acteurs qui ont révélé  la magie du théâtre et qui nous a enchantés.

„Dans une époque qui se distingue par le triomphe de la fausseté, lui ( Molière) exige la vérité. C’est peut-être aussi en ce sens-là qu’il est, aujourd’hui comme hier, très moderne.“ Cette phrase du metteur en scène ne peut que rencontrer notre accord.